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viernes, 31 de julio de 2026

Ayer en mi primer encuentro con Inspiradas y el club de 3 escritoras canadienses


Hablamos de OSO, de Marian Engel. Hermosa novela y hermoso debate. 72 personas y ninguna dijo que no le haya gustado. Yo sumé idea de novela de aprendizaje o iniciática y referencia a la Mujer Salvaje, la Huesera en Mujeres que corren con los lobos de Clarisa Pínkola Estés. Terminamos con poema de Mary Oliver.





 

"Primavera", de Mary Oliver


En algún lugar

     una osa negra    

        acaba de despertarse

            y contempla


montaña abajo:

    Toda la noche

        en la viva y rasa inquietud

            de la primavera apenas iniciada


Pienso en ella,

    sus cuatro puños negros

        removiendo la grava

            su lengua

como un fuego rojo

    rozando la hierba

        el agua fría.

            Hay un solo tema:


cómo amar este mundo.

    Pienso en ella

        alzándose

            como un reborde laminado y negro

para clavar sus zarpas contra

    el silencio

        de los árboles.

            Sea lo que sea

mi vida

    con sus poemas

        y su música

            y sus ciudades de cristal,


también es esta deslumbrante oscuridad

    que baja

        la montaña,

            respirando y paladeando;


todo el día pienso en ella-

    sus dientes blancos,

        su mutismo,

            su amor perfecto.






Traducción de Diana Bellesi, en contéstame, baila mi danza. Ediciones Salta el Pez.



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jueves, 23 de abril de 2026

Mi primera Saucier

 Acabo de terminar la novela de Jocelyne Saucier, autora canadiense, Il pleuvait des oiseaux, Y llovieron pájaros en castellano. Una hermosura. Además de todas las historias, personajes e imágenes hermosas, me deslumbró la forma en que se describen los 300 y pico de cuadros que uno de los personajes centrales (muerto antes de que empiece la narración) dejó en su cabaña secreta en el bosque. Genial tb la colección de la señorita del museo. 

miércoles, 22 de abril de 2026

Le chant de Marie-Desneige

 Charlie veillait. Il attendait de ne plus voir de lumière dans la petite

maison pour se mettre au lit. Il fumait et buvait du thé en se demandant si

Marie-Desneige avait bien compris ce qu’on lui avait expliqué au sujet du

fonctionnement de la lampe au propane.

Le chant l’atteignit au moment où il s’apprêtait à sortir, convaincu qu’elle

avait besoin d’aide pour éteindre sa lampe.

C’était une vieille chanson de marin, lente et lourde d’amours

contrariées, qui déployait sa complainte sur une mélodie qui avait des

relents de grandes marées, d’embruns salés et de tangage sur des mers

cruelles. Une mélodie qui après être revenue en boucle plusieurs fois devint

plus âpre, plus difficile, elle raclait des fonds de mer impitoyables. Charlie

aurait voulu ne plus l’entendre, mais la chanson revenait depuis le début, le

marin reprenait le bateau, le cœur de plus en plus lourd, et déversait ses

malheurs dans des mers sans fond. Charlie n’en pouvait plus, il voulait que

ça s’arrête, qu’elle en finisse avec tous ces malheurs qui n’étaient pas les

siens, mais elle les reprenait, s’en délectait, s’en imprégnait, elle était ce

marin qui avait parcouru les mers du monde en quête d’oubli. La chanson

se chargea d’une douleur plus intime, la voix s’oublia, se perdit, ne fut plus

qu’un murmure dans la nuit, et Charlie sut que Marie-Desneige, là, tout

près, dans la petite maison, dans son lit, se balançait d’avant en arrière en Marie-Desneige berçait en effet son corps en lui chantant tout bas les

derniers couplets de sa chanson de marin. Elle espérait qu’il lui revienne.

Elle avait réussi plusieurs fois à réintégrer son corps de cette manière. Il y

avait cette fois-ci une résistance, quelque chose s’y opposait, une force

contraire refusait sa complainte et elle pensa que c’était la maison, trop

neuve, trop seule, elle n’avait jamais dormi sans personne à ses côtés, sans

personne dans la même habitation.

Charlie, quand il entendit un bruit à sa porte, savait qui était derrière.

Elle avait enfilé un manteau sur sa robe de nuit. Ses cheveux dans la

lumière de la lune étaient un éblouissement et ses yeux dans le noir de la

nuit disaient son immense détresse.

— Je peux dormir ici?

D’un large mouvement de la main, il désigna le lit de pelleteries qui

l’attendait.



Y llovieron pájaros. Jocelyne Sautier

jueves, 10 de abril de 2025

Hélène Dorion en France

 


Ma tournée de rencontres en France se termine dans quelques jours, et cette dernière semaine est à la fois dense et lumineuse !
Lundi, j’ai eu le plaisir d’un entretien à La Sorbonne mené par Alice Nez, éditrice adjointe chez Gallimard, autour de mon livre nouveau, «Un visage appuyé contre le monde et autres poèmes». La comédienne Brigitte Guedj lisait de mes poèmes. Mardi et mercredi, j’étais dans la très belle ville de Lyon, invitée pour une soirée à la Bibliothèque municipale La Part-Dieu (merci Audrey Burki et Yves Cadet d’avoir orchestré ce moment), puis j'ai été accueillie à l'Espace Culturel Saint-Marc pour une rencontre scolaire réunissant plus de 200 élèves et leurs ferventes professeures avec qui j’ai eu le plaisir et le privilège d’échanger.
Je me sens vraiment choyée, je repars de chaque lieu avec le souvenir heureux de tout ce que ces moments nous permettent de partager. Merci à chacun-e pour ces joies nombreuses et si précieuses que je rapporterai chez moi !
Ce jeudi, avec Linda Maria Baros du Printemps des Poètes, Yves Boudier et Vincent Gimeno du Marché de la Poésie, je participerai à une formation pour les bibliothécaires de la Ville de Paris.
Et ce samedi, je serai au Festival du Livre (en signature de 13h à 17h au stand A1).

Lunes por la madrugada...

Yo cierro los ojos y veo tu cara
que sonríe cómplice de amor...