domingo, 26 de abril de 2026

Nos amo


 

Me encantan mis regalitos de meona



 

Mi primera naranja de ombligo

La naranja se pasea de la sala al comedor...







 

Mi taller de literatura contracuir


 

Tres escritoras en la inauguración de la Feria del libro









 

Dormir a una y despertar a la otra





 

Felicitas, Bignonia y Viento














 

Buscando los ojazos de Felicitas














 

Paula tejedora, Paula poeta


 

Descubrir a Hudson que siempre estuvo ahí

 Un libro enorme para mis 8-9 años, que estaba en casa pero nadie había leído, con título sonoro y luego escuchado a lo largo de toda la vida pero tampoco leído: Allá lejos y hace tiempo. Sonaba a vejeztorio, a melancolía, a no me interesa. 

Ahora me llega por taller de La BN, Antología fantástica, la lectura deslumbrada de dos cuentos: "La confesión de Pelino Veira" y "Marta Riquelme", completamente conjugados con mi curiosidad y deseo de escritura: mujeres que se transforman, sospechas de brulería, narradores alucinados en manuscritos apócrifos o poco fiables.

Bajé Allá lejos del estante. No sé si le tocará lectura pero redescubro sus ilustraciones, su papel duro y amarronado, me entero de que son anécdotas de infancia, no cosas camperas y gauchescas como había sospechado. Quiźas...

jueves, 23 de abril de 2026

Mi primera Saucier

 Acabo de terminar la novela de Jocelyne Saucier, autora canadiense, Il pleuvait des oiseaux, Y llovieron pájaros en castellano. Una hermosura. Además de todas las historias, personajes e imágenes hermosas, me deslumbró la forma en que se describen los 300 y pico de cuadros que uno de los personajes centrales (muerto antes de que empiece la narración) dejó en su cabaña secreta en el bosque. Genial tb la colección de la señorita del museo. 

miércoles, 22 de abril de 2026

Arrorró mi niña, arrorró mi sol

 Arrorró pedazo de mi corazón.


Esta linda nena se quiere dormir

y el pícaro sueño no quiere venir.


Levantate Juana y prendé la vela

andá a ver quién anda por las escaleras.

Son los angelitos que andan de carreras

en busca del niño para ir a la escuela.


María santa Ana porque llora el niño

por una manzana que se le ha perdido.

vengan a mi casa, yo les daré dos

una para el niño y otra para vos.


María santa Ana y Santa Isabel 

andan pro las calles de Jerusalén,

preguntando a todos si han visto a su bien

todos les responden que no saben de él.


María lavaba, San José tendía

el niño lloraba del frío que hacía.

Duérmase mi niño, duérmase mi sol

duérmase pedazo de mi cirazón.

Le chant de Marie-Desneige

 Charlie veillait. Il attendait de ne plus voir de lumière dans la petite

maison pour se mettre au lit. Il fumait et buvait du thé en se demandant si

Marie-Desneige avait bien compris ce qu’on lui avait expliqué au sujet du

fonctionnement de la lampe au propane.

Le chant l’atteignit au moment où il s’apprêtait à sortir, convaincu qu’elle

avait besoin d’aide pour éteindre sa lampe.

C’était une vieille chanson de marin, lente et lourde d’amours

contrariées, qui déployait sa complainte sur une mélodie qui avait des

relents de grandes marées, d’embruns salés et de tangage sur des mers

cruelles. Une mélodie qui après être revenue en boucle plusieurs fois devint

plus âpre, plus difficile, elle raclait des fonds de mer impitoyables. Charlie

aurait voulu ne plus l’entendre, mais la chanson revenait depuis le début, le

marin reprenait le bateau, le cœur de plus en plus lourd, et déversait ses

malheurs dans des mers sans fond. Charlie n’en pouvait plus, il voulait que

ça s’arrête, qu’elle en finisse avec tous ces malheurs qui n’étaient pas les

siens, mais elle les reprenait, s’en délectait, s’en imprégnait, elle était ce

marin qui avait parcouru les mers du monde en quête d’oubli. La chanson

se chargea d’une douleur plus intime, la voix s’oublia, se perdit, ne fut plus

qu’un murmure dans la nuit, et Charlie sut que Marie-Desneige, là, tout

près, dans la petite maison, dans son lit, se balançait d’avant en arrière en Marie-Desneige berçait en effet son corps en lui chantant tout bas les

derniers couplets de sa chanson de marin. Elle espérait qu’il lui revienne.

Elle avait réussi plusieurs fois à réintégrer son corps de cette manière. Il y

avait cette fois-ci une résistance, quelque chose s’y opposait, une force

contraire refusait sa complainte et elle pensa que c’était la maison, trop

neuve, trop seule, elle n’avait jamais dormi sans personne à ses côtés, sans

personne dans la même habitation.

Charlie, quand il entendit un bruit à sa porte, savait qui était derrière.

Elle avait enfilé un manteau sur sa robe de nuit. Ses cheveux dans la

lumière de la lune étaient un éblouissement et ses yeux dans le noir de la

nuit disaient son immense détresse.

— Je peux dormir ici?

D’un large mouvement de la main, il désigna le lit de pelleteries qui

l’attendait.



Y llovieron pájaros. Jocelyne Sautier

Lunes por la madrugada...

Yo cierro los ojos y veo tu cara
que sonríe cómplice de amor...